lundi 8 décembre 2008

Jour d'élections au Québec

Si le packaging est une opération de charme et de séduction, on peut facilement faire un parallèle avec la politique. Tout s’articule autour de la promesse. L’emballage nous séduit et est conçu pour fabriquer du rêve. Le nerf de la guerre dans cette séduction, c’est souvent de s’assurer qu’il y a un minimum d’écart entre la promesse et l’expérience du produit. Si le produit est bon mais mal présenté, aucune séduction ne saura s’opérer. Si le produit est connu, mais ne fait que changer l’emballage, un peu de vert à la place du rouge pour paraître plus écolo, il risque de décevoir, surtout si l’expérience demeure inchangée. Il faut aussi se méfier des prétentions non-mesurables, moins de ceci, plus de celà, ces promesses sont souvent difficilement mesurables. Mais la pire que toutes ces options, c’est la boîte vide, celle sans contenu, celle sans promesse, juste le calme plat du néant, celle de l’absence de substance.

Si choisir c’est aussi discriminer, le non-choix c’est abdiquer. Cela dit, l’acte démocratique ne se conclut-il pas par un papier dans une boîte? N’oubliez pas d’aller voter.

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