mercredi 22 avril 2009

Food Card | Doriane Quagliozzi

À l’ère des courriels, de Facebook et des blogs, l’époque du courrier postal nous apparaît bien loin. Recevoir une lettre à une certaine époque revêtait un caractère intime et exclusif que le courriel n’a pas pu préserver. Aujourd’hui, nous recevons par le courrier des factures qui elles-mêmes se font de plus en plus PDF électroniques. Dommage pour les postiers, dommage pour la philatélie et surtout dommage pour ces petits mots d’encre qui voyagent dans le réel et bravent les intempéries pour venir toucher nos cœurs.

Ce geste de mettre à la poste demeure poétique pour moi. N’y voyez aucune nostalgie, mais plutôt une reconnaissance qu’avec la modernité nous perdons tout de même des petits morceaux d’une façon de vivre plus exclusive et plus généreuse.C’est en tout cas ce qui a inspiré Doriane dans mon atelier de Paris à l’Intuit-Lab. Les pâtes alimentaires constituent un aliment de base pour l’humanité. Doriane propose dans ce concept un emballage inspiré des cartes postales. On peut simplement consommer nos pâtes dont la portion correspond au besoin d’un homme, ou simplement la poster à une personne, un pays, un organisme dans le besoin. Ici la poésie du geste l’a emporté sur le réalisme néo-libéral ambiant et ce petit voyage du côté de l’utopie nous fait rêver.We are so used to e-mails, Facebook and blogs, that we seam to forget about a time when messages were traveling by postal mail. Receiving a letter would suggest a certain exclusiveness; an intimate gesture. Today what we receive from the mail is more often bills and even they seams to progressively be replaced by electronic invoices. Too bad for the postman and the stamp collector but also for these little ink words traveling threw all sorts of weather to reach a friend or a lover.

I’m not a nostalgic and I appreciate the new technology, but that doesn’t mean I can’t be charmed by the good old postal service.Anyway, this is what inspired Doriane in my Parisian workshop. She proposes pasta to be shared by mail, just like post cards to be sent to people in need or community distribution services. Each package corresponds to a one man’s meal. I like the poet1ic approach to it, especially when it wins over ambient neo-liberalism selfishness.

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