lundi 31 août 2009

Les icônes revues corrigées | Emanuela Grasso




J’avais remarqué ces affiches colorées sur les quelques murs disponibles à Montréal, mais n’avais pu voir de quoi il s’agissait. Mais l’utilisation des icônes classiques de l’emballage américain utilisés ici pour un tout autre message m’a bien amusé. Il s’agit du travail d’Emanuela Grasso pour des spectacles de musique électronique au café campus. L’impact dans la rue est indéniable.

I noticed these colorful posters on the walls available in some streets of Montreal, but I didn’t see what it was about. But the use of classical icons of American packaging used here for a totally other message made be smile. It’s the work of Emanuela Grasso for music performances at the Cafe Campus. The impact on the street is undeniable.

dimanche 30 août 2009

Valoriser la matière | Farrow Design


Lorsque je pense au travail du studio Farrow design d’Angleterre, je ne peux qu‘apprécier la retenu et, en fait, la pureté de leur travail. Ici, le design est dédié à la recherche de l’essentiel plutôt qu’à une dérive décorative et stylistique. Apprécier la forme, la couleur la matière et la texture de l’objet et vous embrasserez le concept du «less is more» dans toute son essence.
Dans une période d’excès comme la nôtre, un retour à l’essentiel m’apparaît encore très justifié.


When I think of the British studio Farrow design’s work, I can appreciate the restraint and, in fact, the purity of it. Here, design is dedicated to the search for the essential rather than decorative and stylistic drift. Assess the shape, the color the material and the texture of the object and you embrace the concept of "less is more" in all its essence. In times of excess such as ours, a return to basics seems to me still justified.




Emballage spécial contenant 6 minis DC pour le groupe de musique Spiritualized.
Special packaging containing 6 mini CD for the band Spiritualized.

Boitier DC pour le groupe de musique Spiritualized.
Album pack for the band Spiritualized.

jeudi 27 août 2009

QUE FAIRE DE TOUT CE PLASTIQUE ? | Scott Jarvie



Fabriquée à partir de 10 000 pailles, la Clutch Chair est une pièce de recherche exploratoire qui remet un commentaire sur notre culture jetable. La conception structurelle de cette pièce été inspirée par celui de la lumière, qui tous deux a été développée à partir d'une observation des caractéristiques structurelles des arbres.
Cette pièce a été sélectionnée par Zaha Hadid comme son choix de conservateur au Noise Festeval 2008

Made from 10,000 drinking straws, the Clutch Chair is an exploratory research piece that passes comment on our disposable culture. The development process of this piece also informed that of the Clutch Light, both of which were developed from an observation of the structural characteristics of trees.
This piece was selected by Zaha Hadid as her Curators Choice at Noise Festeval 2008

DYMOV | Firma


Dymov Ultra est le premier emballage de saucisses à la mode conçu par FIRMA pour la compagnie de saucisses Dymov. On peut dire que le jeune studio russe n'a pas peur de jouer avec les codes alimentaires en nous présentant une telle approche graphique.
via designyearbook

DYMOV Ultra is the world first fashionable sausage packaging designed by FIRMA for sausage company DYMOV. While the packaging design is totally different from the traditional look, the new design is attractive and stand-out among the sausages. The packaging graphic was inspired by the brightest graphic trends in typography and fashion design of the 20th century.
via designyearbook

mercredi 26 août 2009

Lampes en carton | David Graas


Voici une idée dans l’air du temps, utiliser et détourner des emballages pour en faire de nouveaux produits. David Graas a travaillé sur des cartons IKEA et a ainsi réalisé des découpes donnant l’apparence de lampes par transparence. Le résultat est très intéressant et cela me fait penser à la lampe Flamp Lamp de Design Code. Ça me fait penser au travail de Marion Duci dans mon cours de packaging il y a quelques années.

Here's an idea to air time, use and divert packaging to make new products. David Graas has worked on cartoons and IKEA and made cuts giving the appearance of lamps by transparency. The result is very interesting and it reminds me of the lamp Flamp Lamp Design Code. It makes me think of the work of Marion Duci in my class packaging a few years ago.
Marion Duci UQAM

Poupou Royal | Jessica Charbonneau


L'amour inconditionnel pour les chiens est une dimension qui m'échappe complètement je dois l'avouer. L'idée de ramasser des immondices enlève à mes yeux tout attrait dont pourrait avoir la compagnie canine. Poupou Royal c’est un système sanitaire urbain pour le promeneur de chien développé par Jessica dans mon cours de packaging, il y a deux ans. Le sac est fait de fibre de mais. Les poignées permettent un geste efficace et hygiénique sans se tremper les doigts. Ici, le pack est beaucoup plus sympathique que le contenu... disponible en plusieurs formats selon la taille de la chose.


The unconditional love for dogs is a dimension that totally escapes me I must confess. The idea of picking the droppings removes my eyes all the potential pleasure of the canine's friendship. Poupou Royal is a clean system for the urban dog walker developed by Jessica in my packaging class, two years ago. The bag is made from corn fiber. The handles allow for effective action and hygienic without dipping your fingers. Here, the pack is much nicer than the content ... available in several formats depending on the size of the thing.

mardi 25 août 2009

1 $ au Fond Oxygène | Parc Jean-Drapeau

Voilà donc la saison du NASCAR qui nous revient à Montréal. La belle métropole a encore droit à sa lobotomie collective. Vous savez cette activité qui permet à Montréal de se classer dans le même club sélect des villes comme Nashville, Milwaukee, Martinsville, Homestead, Dover, Charlotte et j’en passe. Quelle fierté!

Un petit fait divers assez amusant pour ceux qui ont un bon sens de l’humour. Vous me direz avec raison que cette ville n’en est pas à une absurdité près et vous avez raison. Le parc Jean-Drapeau est un endroit fabuleux et c’est un petit havre de paix dans la nature près de Montréal.

Des parcomètres ont été installés récemment sur le circuit Gilles Villeneuve pour les sportifs qui s’y rendent pour pratiquer leur sport favori (vélos de route, patins à roues alignées, aviron, canot et course à pied).

Alors pour encourager ces sportifs, notre belle ville de Montréal qui préfère y organiser des événements de «chars» y a installé des parcomètres à 7$ l’heure pour payer le Fonds Oxygène. Celui-ci sert supposément à compenser pour les gaz à effet de serre du parc Jean-Drapeau. Attendez… les sportifs qui payent pour les gaz à effets de serre sur un circuit de course automobile du NASCAR… bravo mon Gérald!

So the season of NASCAR is back in Montreal. The beautiful city is still entitled to its collective lobotomy. You know this activity that allowed Montreal to finish in the very select club of cities like Nashville, Milwaukee, Martinsville, Homestead, Dover, Charlotte and more. What a pride!

Here’s a small news item quite amusing for those who have a good sense of humor. You may say with reason that this city is not at an absurdity near and you're right. Parc Jean-Drapeau is a fabulous place and it is a quiet oasis in the wild near Montreal. So parking meters were recently installed at the Circuit Gilles Villeneuve for athletes who go there to practice their favorite sports (road bikes, roller blading, rowing, canoeing and running).

In other words, to encourage these athletes, our beautiful city of Montreal, which prefers to organize car racing events have installed $ 7 an hour parking meters to pay the Oxygen Fund. I’m dead serious and this is supposed to compensate for greenhouse gas emissions at Parc Jean-Drapeau. Wait ... Athletes who pay for greenhouse effect gas on a NASCAR race track... bravo good mayor Gerald!

Le règne animal | enormous champion

Le Règne Animal, une ligne d'animaux en bois et leurs emballages, ont tous été fabriqués aux USA. Les boîtes sont faites de carton recyclé et imprimés en offset. Une information sur chacun des animaux est incluse sur la boîte . Il existe 15 différents animaux dans cette collection. Ils sont faits de bois récolté de manière durable et sont en érable massif. Les finis sur les animaux (y compris la peinture, teinture, cire d'abeille et fixateur) sont tous non-toxique et très faible ou sans COV. Ils ont été découpés au laser et finis à la main. Elles sont conçues comme des décorations pour organiser une crèche, bibliothèque, etc. Ils n’ont cependant pas été conçus comme des jouets pour enfants.
via lovelypackage.com

“The Kingdom Animalia, a line of wooden animals and their packaging, were all made in the USA. The boxes are made of recycled cardboard, and offset printed. One element of the design system is that there are a few facts about the real life animal on the box. There are 15 different animals in this collection. They are made of sustainably harvested wood and are solid maple. The finishes on the animals (including the paint, stain, and beeswax sealer) are all non-toxic and very low/no VOC. All of the finishes are also made in the USA. They were laser cut and hand finished. They are meant to be decoration for a nursery, bookshelf, and the like. They are not, however, toys for children.”
via lovelypackage.com

lundi 24 août 2009

On a le nez dessus | Marc Tison | Laprese

Le bac à bonne conscience

Depuis plus de 20 ans au Québec, le recyclage s’est progressivement implanté dans nos vies. Tranquillement, le bac vert (ou bleu dans certaines municipalités) a intégré nos gestes quotidiens et en bons enfants, les Québécois ont, bon gré mal gré, emboîté le pas.

Après tout, la pensée du cycle de vie de la matière est une chose si naturelle. Il semble évident que si nous empruntons des ressources non-renouvelables à la planète pour nos besoins de consommation, il faudrait bien les recycler si l'on ne veut pas les épuiser et léguer à nos enfants une terre complètement vidée de ses ressources. Bla-bla-bla… vous connaissez la suite… je sais, … bla-bla-bla… cycle de vie, bla-bla-bla… responsable, bla-bla-bla… durable. Vous en avez marre de parler de l'environnement? Vous faites votre part hein? Ah oui c'est vrai... En fait, vous voulez dire que vous allez porter votre ti-bac vert sur le bord de la rue une fois par semaine... et, ça fait de vous un éco citoyen ? Il est génial ce bac non ? Vous y mettez vos vieux trucs et hop, vous avez automatiquement bonne conscience. Vous avez fait la bonne action.

Dernièrement, la belle ville de Montréal, soucieuse de reverdir son image et surtout nous distraire après tous les scandales mis à jour dans les médias, nous présentait son nouveau bac vert en forme de «pillow box». Non seulement le nouveau contenant aura beaucoup plus de capacité pour contenir nos beaux détritus citoyens, mais sera aussi muni d’un système pour les retenir dans le bac et les empêcher de se répandre dans nos rues «propres, propres, propres». Nous deviendrons sûrement la ville la plus verte du monde entier. Alléluia! «Faites ceci en mémoire de moi» devrait s’exclamer notre bon maire Tremblay.

Mais qu’advient-il de notre beau recyclage lorsqu'il quitte notre foyer? Est-il bien recyclé? La matière retourne-t-elle dans le cycle de production? Est-elle réellement acheminée vers les centres de tri? Loin de moi l’idée de mettre un pavé dans la mare, mais le but fondamental de toute cette démarche de recyclage est le retour de la matière dans le cycle de production d’emballages. Sans quoi, de quoi parlons-nous? Par exemple, le verre recyclé est-il refondu et réutilisé dans la création de bouteilles et de pots ou est-il simplement utilisé comme matière de remplissage ou pour fabriquer du papier sablé? Si on veut parler de recyclage et de cycle fermé, la matière doit être réutilisée de façon comparable à sa première vie sans quoi, le besoin de nouvelle matière n’est pas résolu et le RE«CYCLAGE» perd tout son sens.

C’est une question assez fondamentale à mon avis. Il est en tout cas légitime de la poser puisque dans les faits, un nombre relativement minime d’emballages sont faits de matière recyclée. Ils sont recyclables bien sûr, mais ils l’ont toujours été. L’intérêt est qu’ils soient recyclés et ça, ce n’est pas si évident.

La semaine dernière une amie m’envoyait ces photos prises sur la rue St-Urbain où l’on expérimente présentement l’utilisation des nouveaux bacs. C’est avec une certaine inquiétude qu’elle constatait que les camions utilisés étaient les mêmes que ceux qui sont utilisés par les éboueurs. hmmmm, étrange… Vous me direz qu’ils utilisent ces camions pour des raisons pratiques; peut-être mais disons que si j’avais à trier un contenu de matière à recycler, je n’aurais pas tendance à la compacter avant. Alors je me dis : suis-je paranoïaque ou trop lucide? ;-)
Trouvez l’erreur : col bleu vidant un bac de recyclage dans un camion de déchets.

We’ve been recycling for about 20 years in Quebec. Progressively, the green bin (bleu in some municipality) took place in our lives and got integrated in our mind as the ultimate eco-friendly gesture.

After all, the life cycle should be an inspiration in our way of life and the resources borrowed to nature for our consumer lifestyle should at least be recycled to close some kind of a sustainable cycle. This is at least the concept that was sold to us and we got on board either by conviction or by guilt. Of course, it is hard to face such an immense problem without having a certain feeling of impuissance and than, anything that looks like a step in the right direction sounds like the way to go. The only problem is if that action becomes a way to clear you conscience of all environmental issues. After all, as citizens, we have other things to worry about, so the green bin became the symbol of eco concern citizen.

But what happens to our beautiful recycling bin when it leaves our home. Is it recycled? Does it really return to the production cycle? Is it really going to sorting? It's not my idea to rain on our parade, but the fundamental goal of all of this recycling is the return of the material in the production cycle of packaging. Otherwise, what are we talking about? For example, is recycled glass remolded and reused to produce bottles and jar or is it simply used as filler or to make sandpaper? Recycling should be a close cycle so the material used is used again for comparable usage. Ideal recycling would make sure there is a minimal lost of quality in the process. Otherwise, RE "CYCLING" loses its meaning.

This is a rather fundamental issue in my opinion. Is it any legitimate to ask? I think so, especially since relatively little packaging seams to really be recycled. They are recyclable, of course, but they have always been. The important thing is that they are recycled. That’s the real issue.

Last week a friend sent me these pictures taken on St-Urbain street where experiments are currently taking place for the new Montreal bins. It was with some anxiety she noted that trucks used were the same as those used by trash collectors. hmmm, strange ... You may say that they use these trucks for practical reasons, perhaps... But; say I had to sort glass, paper and plastic items for recycling, I don't think I would tend to compact it before. So I start wondering: am I paranoid or just too lucid? ;-)

samedi 22 août 2009

Cuillère et mortaise | Louis-Pierre Chouinard


Cet emballage pour deux bouteilles de médicament est conçu à partir d'une seule pièce de papier et n'a aucun collage. La petite cuillère retient le contenu de la boîte en position. Développé par louis-Pierre Chouinard dans mon cours d'emballage.

This package for two bottles of medicine is designed from a single piece of paper and no glue. The spoon holds the contents of the box in position. Developed by Louis-Pierre Chouinard in my packaging class.

vendredi 21 août 2009

Emballage | Fost plus

Islem Yezza de Packbec partage avec nous ce sympathique et très «Frenchy» reportage pédagogique sur le monde des emballages réalisé par FOST Plus

Islem Yezza Packbec of sharing with us this nice Frenchy story teaching about the world of packaging produced by FOST Plus
video

Cumulus | round studio


Voici un joli système souple et respectueux de l'environnement élaboré par Round studio d'Australie pour Cumulus Inc. Les matériaux recyclés sont mieux adaptés à l'évolution des besoins de la restauration rapide de demain.

The simple, environmentally friendly packaging range developed by Round Studio Australia for Cumulus Inc provides a flexible system and range of materials that can be adapted to suit the changing needs of the restaurant’s takeaway business.

jeudi 20 août 2009

GET PUMPED UP ABOUT PACKAGING DESIGN | NIKE


Nike a trouvé le filon «vert» en Chine récemment, lors d'une exposition qui s'articule autour de deux de leurs croyances fondamentales; « le désir de légèreté et de durabilité » Ils ont demandé demander l’aide du Studio 2X4 et les designers Klauck Zak et Emile Molin ont eu l’honneur les de concevoir un emballage-pochette 100% carton et qui utilise un minimum d’encre pour les chaussure, coupe-vent et chemise. Tous les détails spécifiques aux produits sont écris à la main (grandeur, couleur etc.)
via: World Famous Design Junkies


«Nike found the needz for greenz in China recently at an exhibition based around two of their fundamental beliefs; “the desire for lightness and sustainability,” and went to 2×4 Design for help. Designers Zak Klauck and Emile Molin had the honors designing an all-cardboard (and a tiny bit of ink) package for Nike to stash their shirt, windbreaker, and shoe combo in. To fulfill both of the fundamentals central to the project, the wrap is constructed out of recycled cardboard with universal graphics printed on each package, the specifics (model, shoe size) written in on each by hand.

Those are some nice packages there, right? The one with the fatter flat surface holds the shoes, the one with more of a chainlink-fence look holds the windbreaker and shirt. But I tell you what, whatever you’d put in these packages would undoubtedly party so hard — that it doesn’t even matter what those shirts or shoes even look like.»
english text and images via: World Famous Design Junkies

Recycler tout... même un logo?


Ça c’est vraiment trop drôle! La nouvelle campagne pour Stella Artois à Londres conçue par Cristiana Couceiro et le studio Sete Dias utilise le premier symbole de Radio-Canada tel quel. Je me demande ce qu’en pense notre société d’état… Croyez-vous au hasard ici? Naaaaa...

Bon, maintenant qu’on a bien rigolé, si on fait abstraction du logo, le message est certainement intéressant puisqu’il valorise et assume pleinement son geste environnemental en le mettant à l’avant-plan. Greenwashing ? Non, pas vraiment, puisque dans les faits, malgré ce qu’on en pense, peu d’industrie œuvrant dans le secteur alimentaire utilise des matières recyclées. Sur ce, je dis bravo pour Stella Artois ! Pour ce qui est de la campagne vieillotte… je continue à rire.

That’s too funny! The new campaign for Stella Artois I London designed by Cristiana Couceiro of Studio Sete Dias, used the exact CBC 1st logo without any alteration. That’s hilarious really. I wonder how our national TV find the idea…

Okay, now we had a good laugh, if we ignore the logo, the message is certainly interesting as it develops and assumes fully its environmental position by putting in the foreground. Greenwashing? Not really because in reality, despite what people think, regardless of food industry sector, not so many uses recycled materials. On this, I say bravo for Stella Artois! As for the antiquated campaign... I still laugh.

CBC | Radio-Canada 1974-1986

Ceci est une arme | Daniel Robitaille

L’emballage est un formidable outil de communication puisqu’il rattache un message à une expérience visuelle tridimensionnelle tangible et concrète liée au quotidien de l’usager. Puisque chaque geste de consommation est accompagné d’un emballage, la voie est déjà tracée et propice à une expérience interactive complète transposant un message visuel en une entreprise de séduction tactile et sensorielle.

Cet emballage conçu par Daniel Robitaille dans mon cours d’emballage il y a quelques années est une belle démonstration de l’intégration d’un message puissant à une expérience à priori banale comme l’achat d’un crayon par exemple. Qui a besoin d’un emballage pour un crayon me direz-vous avec justesse? Peut-être une entreprise de sensibilisation aux droits de l’homme. Ici le crayon est un symbole et un prétexte à un message articulé autour d’un engagement sociétal. À l’intérieur de l’emballage est imprimée la Charte des droits de l’homme. De quoi excuser peut-être le suremballage.

Packaging is a powerful communication tool since it attaches a three-dimensional visual message to a tangible and concrete experience for the user. Since each act of consumption is accompanied by a package, the path is already laid out and conducive to a full interactive experience implementing a visual message in one of seduction and tactile senses.

This package designed by Daniel Robitaille in my packaging class some years ago is a fine demonstration of the integration of a powerful message to a trivial action such as buying a pen. Who needs a packaging for a pencil you will say with accuracy? Perhaps in a campaign to promote the Human Rights. Here the pen is a symbol and a pretext for a message built around a social commitment. Inside the packaging is printed the Charter of human rights. What a good excuse for the overpack. On the pen packages: this is a weapon, this gives freedom, this is vital and this is a voice.

mercredi 19 août 2009

KAFFE | communication et fonction


Kaffe est un café a commencé par 4 Suédois. L’esthétique du tableau noir et de la craie découle de la relation personnelle puisque chaque personne a son type de café. Cela se traduit par un style de communication directe sur les cartes d'affaires, les sacs, les tasses à emporter, etc. et engage une communication plus personnelle avec le client.

Kaffe is a coffee shop started by 4 swedes. The handwritten charcoal aesthetic derives from the personal connection every person has with their type of coffee. This is reflected in a direct style of communication with business cards, bags, take away cups ect. personally adressing the customer.
via design you trust

mardi 18 août 2009

Far Foods | James Reynolds

Les produits que nous consommons voyagent beaucoup; souvent plus que nous. Si à une époque recevoir une orange à Noël était un beau cadeau, le geste est un peu plus banal aujourd’hui malheureusement. Nous mangeons nos oranges à l’année à un point tel que le concept du cycle de vie de celle-ci nous est complètement étranger. Lorsqu’il n’y a plus d’orange en Floride, ce sont celles du Maroc, puis d’Afrique du Sud. Si bien que la rareté a disparut et que orange à l’instar de tous les autres produits de consommation répond exclusivement aux lois du marché. Fabuleux me direz-vous que cette modernité où nos désirs sont exaucés en temps réel.

Cela dit, il y a un coût environnemental à tout ça. En effet tous ces transports aériens, navals ou routiers s’ajoutent à l’empreinte écologique d’un produit et ainsi contribuent à aggraver la problématique environnementale. C’est la base de réflexion qui a inspiré ce design de James Reynolds qui propose une approche claire dans l’identification des produits alimentaires et qui renseigne directement le consommateur sur les conséquences de ses choix.

The products we consume travel a lot, often more than we do. If at one time receiving an orange at Christmas was a beautiful gift, the gesture is a little more commonplace today unfortunately. We eat our oranges all year long to such an extent that the life-cycle concept of it is completely forgotten. When there are no more orange in Florida, those of Morocco and South Africa will do. So that the real appreciation of it has disappeared and orange like all other consumer products responds exclusively to market forces. Fabulous, will you say; modernity now fulfills our desires in real time.

However, there is an environmental cost to everything. Indeed all air, sea or road transportation adds to the ecological footprint of a product and thus contribute to the worsening environmental problem. This is the basic thinking behind this design by James Reynolds, which offers a clear approach in the identification of food and that informs the consumer about the consequences of their choices.


Voici un petit commentaire vidéo qui en dit un peu plus sur le sujet (merci Jolin)
Here's a small movie that says a bit more about the subject.

Hellmann’s - It’s Time for Real from CRUSH on Vimeo.

mercredi 12 août 2009

Emporte-moi | Marie-Ève Groleau

Dans la plupart des projets que nous développons dans mes cours d’emballage, nous cherchons des pistes de solutions qui respectent les principes de base du développement durable. Les trois R (Réduction, Recyclage, et Réemploi) sont au cœur de nos préoccupations.

Voici un bel exemple d’exploration développé par Marie-Ève Groleau qui revisitait la boîte de papiers mouchoir. Celle-ci propose d’abord l’utilisation de matières recyclées et recyclables et l’utilisation d’encres végétales bien sûr. L’exercice formel consistait ensuite à éliminer les pertes et trouver une deuxième vie aux parties détachables. Par sa forme, la boîte permet de libérer une bande d’une surface suffisante pour créer une petite enveloppe portative pour transporter quelques papiers sans les salir. Le graphisme coquin fait un clin d’œil au langage de la séduction : déshabille-moi pour la boîte à ouvrir, puis prends-moi pour l’enveloppe.


In the projects we develop in my packaging class, we search concepts that respect the basic principles of sustainability. The three R (Reduction, Recycling, and Reuse) are always present in our mind and part of our design paradigm.

Here’s a nice example of the type of research we do. Marie-Ève Groleau was revisiting the facial tissue box as we know it today. First, it seamed obvious that the paper should be 100% recycled Kraft paper and the ink would be vegetal-based ink of course. That’s a pretty standard, but the formal aspect of the research was the more exciting part. Marie-Ève was trying to make a better use of the standard piece of cardboard used to open the standard box. Then she can up with this different type of box that would allow a larger piece to tear out. This new shaped piece could become a sleeve to carry some tissue on the go in a clean way.

The text used for the visual communication was voluntary ambiguous using messages borrowed to the language of seduction: undress me for the box to be opened, then take me for the envelope.