samedi 27 février 2010

Droit versus responsabilité

La nature est une source d’inspiration infinie pour expliquer la perfection et par la même occasion ce qu’est le développement durable. La pomme, par exemple, est une des manifestations de cette perfection qu’on peut facilement transposer à l’emballage. Je m’en sers d’ailleurs régulièrement comme exemple dans mes cours pour valoriser une réflexion sur notre pratique de design et pour valoriser un questionnement sur nos façons d’approcher les problématiques fonctionnelles en emballage de façon plus responsable.

Parlant de pomme, ça m’emmène à vous présenter cet emballage qui m’a été présenté par Maude dans mon cours de conditionnement. Après investigation, j’ai découvert qu’il s’agissait d’un producteur de pomme de la région de Montréal qui propose des pommes marquées grâce à une intervention toute simple pendant le mûrissement et qui permet d’obtenir des images diverses sur la peau de la pomme. Pas mal comme idée et surtout, quelle belle façon de distinguer son produit par rapport à la compétition.

Là où ça devient un peu moins vertueux, c’est lorsqu’on réalise que ladite pomme est ensuite emballée dans une pellicule de plastique pour ensuite être mise dans un emballage de carton recyclé (au moins). Résultat du travail d’un designer ou initiative du producteur? Je n’en ai pas la moindre idée. Cependant dans tous les cas, c’est une aberration de design que je dénoncerais sans aucune retenue si je n’avais pas l’intime conviction qu’il s’agit simplement d’une manifestation d’ignorance et d’inconscience dans toute sa splendeur.

Quoi dire devant un tel gâchis? Bravo, à quand l’emballage individuel des grains de riz? Du coup, je me questionne ; peut-être que la NASA a découvert quelques planètes bleues habitables et je n’en ai pas été informé. Bravo ! On peut donc gaspiller impunément! En tout cas, voici à petite échelle, une splendide illustration d’une économie de marché basé sur la croissance plutôt que sur de développement durable.

Catastrophique me direz vous? J’opterais pour pathétique. Dans une société de droit, il n’y a pas de place pour une réflexion sur la responsabilité de nos actions.
Nature is an infinite source of inspiration to explain the perfection and at the same time what sustainable development could be. The apple, for example, is one manifestation of the perfection that can easily translate to the package. I regularly use it as an example in my classes to promote a reflection on our practice of design and to value the importance of questioning our ways of approaching problems in functional packaging in a more responsible way.

Speaking of Apple, it strikes me to show you this package that was introduced to me by Maude in my packaging class. After investigation, I discovered it is from an apple producer near from Montreal. He is offering apples marked with a simple intervention during the ripening that allows obtaining various images on the apple skin. Not bad idea and most importantly, what a beautiful way to differentiate its product from the competition.

Where it became a little less virtuous is when I realized that apple is then wrapped in and then put into a cardboard packaging. Is this the result of a designer’s work or a producer's initiative? I have no clue. But in any case is an aberration design that I denounce without restraint if I was not convinced that this is simply a manifestation of ignorance and unconsciousness in its entire splendor.

What to say about such a mess? Bravo, when are we going to package rice grain individually? So, I question myself, maybe that NASA has discovered some more blue planets and I have not been informed. We can waste with impunity! Anyway, here is a small scale, a splendid example of a market economy based on growth rather than sustainable development.

Disastrous you tell me? I would opt for pathos. In a society of law, there is no room for reflection on the responsibility for our actions.

1 commentaire:

Emmanuel Gilloz - Wat a dit…

En voyant l'image je me demandais ou étais la perfection naturelle de cet emballage, mais en lisant on prend bien la mesure de ce parfait contre-exemple.
Quelle débauche de moyen... c'est dommage que l'on puisse agir de manière aussi irresponsable.
J'imagine qu'il compense le coût en vendant cette pomme "spéciale" plus cher, mais autant faire sans ce suremballage : /

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