lundi 1 novembre 2010

Dr Mullets | Sarah Déry


Les problèmes de cheveux sont aussi nombreux que complexes. Pour la femme, comme pour l’homme, la chevelure est le symbole de la jeunesse, de la force et de la séduction. C’est sûrement pourquoi lorsqu’un problème de cheveux apparaît (pellicules, chute, séborée, etc.), c’est l’angoisse totale. Impossible de cacher la source de notre embarras (quoique depuis quelques années, la grosse tuque de bucheron se porte 365 jours par année... ehhh sur le Plateau Mont-Royal en tout cas...) Comme la plupart des gens n’y habitent pas, ou ne voudraient pas y habiter, la tuque n’est pas toujours une option pour cacher le gros problème capillaire.


Pour le jeune mâle, par exemple, l’angoisse de la chute des cheveux est sûrement une des crises psychodramatiques les moins documentées dans la littérature psychiatrique. Pourtant, la calvitie touche un fort pourcentage d’homme et les recettes pour y remédier relèvent plus de la foi que de la science. Heureusement, l’homme moderne a domestiqué sa non-chevelure et arbore aujourd’hui fièrement son coco dégarni.

Je me perds un peu dans ce sujet pour vous parler en fait qu’un questionnement existanciel sur le marketing. Doit-on annoncer un produit en le liant à un problème nommé ou à une solution potentielle? Autrement dit : parle-t-on des pellicules ou des cheveux soyeux? Bonne question non? En tout cas, c’est l’approche qu’a prise Sarah Déry dans le développement de la marque pour produits capillaires Dr Mullets qui parle des vrais problèmes et qui propose des solutions directes. J’aime assez cette idée de se parler dans le blanc des yeux et de dire les vraies choses plutôt que de ressortir les sempiternels mensonges publicitaires.

J’aime bien le sac qui, une fois soulevé, rehausses sourcils en guise de complicité. Les cheveux n’ont qu’à bien se tenir Dr Mullets.



Hair problems are many and complex. For the woman, as for man, hair is the symbol of youth, strength and seduction. This is surely why when hair problem appears (dandruff, falling, séborée, etc..) it is a total anguish. Unable to hide the source of our embarrassment (although in recent years, the big lumberjack hat is worn 365 days a year ... ehhh on the Plateau Mont-Royal anyway ...) Since most people do not live, or would not live there, the hat is not always an option to hide the big hair problem.

For the young male, for example, the fear of hair loss is surely one of the least documented psychodrama crises in the psychiatric literature. However, baldness affects a large percentage of men and solutions to address the problem have more to do with faith than science. Fortunately, modern man has domesticated his baldness and now proudly wears his balding head.

I got a little lost in this topic cause I just have this existanciel question on marketing. Should we announce a product by linking it to a problem or appointed to a potential solution? In other words: Do we speak of dandruff or silky hair? Good question right? Anyway, this is the approach taken by Sarah Dery in brand development for Dr. Mullets hair specialist who talks about real issues and offers direct solutions. I quite like the idea of talking in the eye and say the real things rather than highlighting the endless lies advertising.

I like the bag that once raised eyebrows collars as a complicity. The hair had better keep Dr. Mullets.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire