jeudi 10 février 2011

Goût de schiste | Valérie L'italien


La filière des gaz de schiste est certainement le sujet qui a fait le plus couler d’encre dans les médias depuis quelques mois au Québec.

Pour simplifier le débat pour nos lecteurs étrangers, disons simplement qu’après avoir promis aux compagnies gazières mer et monde, notre bon gouvernement se retrouve dans l’embarras devant la réaction négative des Québécois. Ceux-ci craignent les conséquences environnementales dramatiques observées dans certains états américains où des nappes phréatiques complètes ont été contaminées par l’exploitation du gaz de schiste. Des images de robinets qui s’enflamment ont été présentées dans les médias et même si l’industrie a fait appel au bon Lucien Bouchard* pour qu’il s’attaque cette fois à la difficile tâche de nous convaincre que l’économie passe avant l’écologie et la santé, nous demeurons septiques.
*Homme politique qui a inventé la lucidité et la désormais historique crise de la santé en 1999.

Qu’à cela ne tienne, nous devons aller de l’avant affirme notre impatiente ministre Nathalie Normandeau martelant du coup qu’il faut créer de la richesse. Tout ça sans vraiment nous expliquer en quoi cette richesse nous reviendra puisqu’à l’instar de toutes nos ressources naturelles, les redevances demeurent plus souvent une vision de l’esprit qu’une réalité comptable au Québec. En effet, au pays du «Je me souviens», on ne se gêne pas pour carrément donner nos ressources pour obtenir quelques jobs temporaires. Nathalie semble convaincue que la vérité échappe au bon peuple et qu’envers et contre tous, elle a le mandat d’aller de l’avant.

Dans mon cours d’emballage, nous croyons que nous avons la vraie solution pour augmenter la richesse collective. Puisque le gaz de schiste risque fort de contaminer notre nappe phréatique, pourquoi résister à la tentation d’exploiter le filon? En effet, ce qui peut paraître comme une catastrophe pourrait devenir une véritable richesse. J’ai nommé l’eau gazéifiée au gaz de schiste conçue par mon étudiante Valérie L’italien dans mon cours d’emballage. Après les Perrier et les Sanpellegrino, nous aurions le Goût de schiste québécois. Cette eau gazeuse particulière serait disponible en plusieurs saveurs et viendrait avec une allumette pour flamber les excédents de gaz et savourer ensuite cet élixir Libéral par excellence. Longue vie à Lucien, à Nathalie et au gaz de schiste de chez nous!

The shale gas file is certainly a subject that has been in the media for several months in Quebec.

To simplify matters for our foreign readers, let's just say that after having promised the moon to oil and gas companies, our good government finds itself in trouble because of the negative reaction of Quebecers who fear the environmental consequences of shale gas. In fact, dramatic stories have been reported in some American states where groundwater got contaminated with the gas shale. Pictures of taps that ignite were shown in the media and even if the industry uses good old Lucien Bouchard (who invented the lucidity and the now historic health crisis in 1999) to attack this time the difficult task of convincing us that the economy comes before the ecology and health.


Never mind, we must move forward announced Minister Nathalie Normandeau hammering that shale gas must create wealth. She never explains how this wealth will eventually come back to us though. In fact, like all our natural resources, profits seam more a vision of the mind than a reality. But Nathalie seems convinced that people just don’t get it and that against all odds, her government has the mandate to go forward.

In my packaging class, we believe we have the real solution to increase the collective wealth. Because shale gas is likely to contaminate our groundwater, why resist the temptation to exploit the bonanza? Indeed, what may seem like a catastrophe could become a true treasure. I named the shale gas carbonated water developed by my student Valerie Italian. After Perrier and Sanpellegrino, we would have the Good Taste of Quebec Shale. This particular carbonated water would be available in several flavors and come with a match to burn the excess gas and then enjoy the ultimate Liberal elixir. Long life to Lucien, to Nathalie and to Good Taste of Shale!

3 commentaires:

Marie-Êve Guidi a dit…

Bravo Valérie ! C'est excellent !

mariebergeron a dit…

J'aime beaucoup l'idée Valérie! Cela va très bien avec ce qui se passe ici et le choix du design marche avec brio! Bravo encore et je t'ai également publié sur mon blog: http://mariebergeron.wordpress.com/2011/02/11/a-taste-of-shale-gas/

Mathieu Vaillancourt a dit…

J'aimerais faire une commande. Y a-t-il un moyen de s,en procurer?

vailmat@hotmail.com

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