mardi 2 août 2011

Joe sent me | Étienne Beaudoin-Vles


J’ai proposé à mes étudiants une réflexion sur ce que pourrait être un produit national. Étienne Beaudoin-Vles proposait le Whisky qui, comme on le sait, a fait la fortune de certaines familles canadiennes pendant la prohibition au États-Unis. La frontière entre Windsor (Canada) et Detroit (E.U) étant limité à une rivière, il est facile d’immaginer comment il était facile alors de traverser en douce l’alcool canadien vers les bars clandestins américains.
Tous les moyens étaient utilisés pour traverser le whisky et on prétend même que certains utilisaient des billots de bois vidés et remplis de bouteilles pour leurrer les patrouilleurs américains.

Une fois de l’autre côté, la maffia s’occupait de la distribuer. Al Capone et bien d’autres bandits en ont fait leur fortune. Pour entrer dans ces bars clandestins en apparence fermés, les clients devaient connaître les mots de passe : «Joe sent me» qui ouvraient les portes du bonheur et des plaisirs éthyliques.

C’est assez préoccupant d’ailleurs de comprendre que beaucoup de fortunes canadiennes se sont construites sur la contrebande. En fait, à bien y penser, les choses n’ont pas tellement changé puisque la corruption continue d’être l’industrie primaire dans notre beau pays.



Last winter, I suggested to my students a research on what could be a Canadian national product. Étienne Beaudoin-Vles suggested that the Canadian whiskey, which has made the fortune of many Canadian families during the Prohibition in the United States, should be the actual national product. Since the border between Windsor (Canada) and Detroit (EU) is limited to a river, one can imagine how easy it was then to pass goods on the other side of the river. The alcohol was transported through the river to fill the needs of the illegal American market. All means were used to cross the whiskey and it is even said that some were using emptied wood logs to lure American patrol.

Once on the other side, the Mafia was in charge of the distribution. Al Capone and other gangsters have made their fortune with that haggling. To enter the underground bars seemingly closed, customers had to know the password: "Joe Sent Me," which opened the doors of happiness and ethyl pleasures.

It's also pretty disturbing to understand that many of Canada's fortunes were built on smuggling. In fact, now that I think of it, things have not changed much since for the corruption continues to be the primary industry in our beautiful country.


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