dimanche 23 septembre 2012

vérité de l'usager |?| vérité écologique

Loin de moi l’idée de vous convaincre de quoi que ce soit sur ce blog. Je suis de ceux qui croient que le doute est essentiel à l’équilibre mental en plus d'être la matière première de la créativité. Bien que j’ai de grandes convictions, je crois fondamentalement que la vérité avec un grand «V» n’existe probablement pas ou en tout cas qu’elle devrait toujours s’écrire au pluriel. Utiliser «des vérités» me semble déjà être une façon plus juste ou en tout cas moins risquée d’exprimer une chose. Je laisse donc l’absolu de la Vérité aux extrémistes et tous ces idéologues dont le nom finit en «isme». Ils sont à mon avis déjà assez nombreux. Voici plutôt une occasion de présenter une problématique dont la «Vérité» est sûrement plus nuancée.

Long détour de «pop» philosophique me direz-vous, pour introduire ce petit emballage qui, à lui seul, résume le paradoxe du design d’emballage coincé entre le service à l’usager d’une part et son impact écologique d’une autre part. Il s’agit ici d’un contenant de 14 ml d’huile d’olive conçu pour apporter et pour accompagner sans dégât le pique-nique ou le lunch du midi. Ce joli emballage à la forme de l’olive est fait d’un double thermoformage laminé et assemblé d’une feuille métallique imprimée. À première vue l’emballage nous séduit totalement par son efficacité, sa pertinence et son aspect ludique. Cependant, une fois utilisé, cet emballage en multimatières est souillé d’huile et devient difficilement recyclable. De plus, on est en droit de questionner la quantité de matière utilisée pour un si petit contenu.

On n’a qu’à transvider l’huile dans un petit pot me direz-vous et cet emballage devient obsolète. Vous aurez raison, mais l’huile étant ce qu’elle est, le danger de dégât demeure élevé et l’attrait pour ce petit emballage sécuritaire pourrait vous convaincre. Voilà un bel exemple où la «Vérité» nous semble peut-être difficile à cerner.

Pour ma part, j’opterais pour une utilisation exceptionnelle de ce produit et valoriserai le petit pot réutilisable, malgré le charme de ce joli contenant. Il y aura sûrement quelques petits dégât que j'assumerai. C’est en tout cas ce que je fais pour les yogourts, jus et autres produits que je mets dans la boîte à lunch de mon fils. Je transvide dans des contenants réutilisables, ce qui réduit énormément l’empreinte écologique des repas à l’extérieur. Ça demande un peu plus d’efforts, mais c’est tellement plus écologique.
In this blog, I’m not trying to convince you of anything. I am among those who believe that doubt is essential to a healthy human brain and it is the essence of creativity. Although I have strong convictions of my own, I fundamentally believe that the truth with a capital "T" doesn’t exist and should minimally be written in the plural. "Truths" already seems to be a fairer way or in any case less pretentious way to express the idea. So I leave the absolute truth to extremists and all other ideologues ending with “ism”. They are already numerous enough.

Long philosophical insertion will you rightly say to introduce this small package that alone sums up the paradox of packaging design wedged between the service to the user and its environmental impact. Here is a 14 ml olive oil package designed to provide safely the right amount of oil for a picnic or for a takeout lunch. This nice olive shaped packaging is made of a double laminated thermoforming and assembled with a printed foil.

At first glance the packaging totally captivated us with its efficiency, relevance and playfulness. However, once used, this multi-material packaging contaminated with oil is not recyclable. In addition, we are entitled to question the amount of material used for such a small content. One has only to pour the oil from a bottle to a small pot and this package becomes obsolete. Right, but the oil has a high spilling damage potential witch helps the attractiveness of this safe packaging. For my part, I would opt for an exceptional use of this product and valorize the reusable, pot despite the charm of this package. I'll find a way to avoid leakage. It is in any case what I do for yogurt, juice and other products that I put in my son’s lunch box. I pour it in reusable containers, which greatly reduces the environmental footprint of outdoor dining. It takes a little more effort, but it is much more environmentally friendly.

3 commentaires:

Cocco a dit…

En "vérité" on peut également se passer d'huile d'olive et de vinaigre balsamique le temps d'un pique-nique (tout en ayant succombé au mini oliva qu'on aura pris soin de mettre définitivement sous cadre cadenassé, avec la mention "ceci n'est pas une vinaigrette" ;-)

Max a dit…

Je réutilise une petite bouteille d'essence de vanille, c'est assez petit pour trainer dans les lunch, et le bouchon évite les dégâts :)

lucile a dit…

J'ai ramené d’Espagne ce packaging qui m'avait séduite, et m'avait paru inutile puisque dans un restaurant l’huilier à plus sa place. Et pour ce qui est des astuces du transport de la sauce, le meilleur moyen - validé par des années de boite quand j'étais étudiante- c'est la boite à négatif de photos. étanche, pile la bonne taille pour la sauce. Merci pour votre blog, c'est agréable de lire vos réflexions.

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