dimanche 28 juin 2015

Étiquettes en papier de verre | Gregory Côté

Lorsqu’on recycle le verre, on en fait un granula qui est souvent utiliser pour différents produit notamment pour fabriquer du papier de verre (papier sablé). À partir de cette information, Gregory Côté de mon cours d’emballage, nous propose des étiquettes fabriquées à même le verre recyclé. Il propose aussi une deuxième vie à la bouteille qui une fois vidée peut être transformée en pot. Celle-ci a préalablement été marquée au laser et se casse sur le long d’une ligne de coupe. L’étiquette peut ensuite être utilisée pour sabler le contour du nouveau pot ainsi créé. Le papier sablé permet de créer une expérience visuelle et tactile complètement différente et intégrée.
When glass is recycled in fact it is being transformed in tiny particles which is often used for different product especially for making sandpaper. Starting from this information, Gregory Côté in my packaging class designed labels made with sandpaper. He proposes a second life in the bottle that once empty can be transformed into the pot. The bottle, previously laser marked can easily be broken along a cutting line. The label can then be used to sand the contour of the new pot thus created. The sandpaper helps creating a completely different visual and new tactile experience.

mardi 23 juin 2015

La pincée de sel sur la route 222 | Émile Lord-Ayotte

Il y a très longtemps, sur la route 222 à St-Denis de Brompton, il y avait, dans une ancienne grange, un pub / club / bar dansant digne d'un film de David Lynch. Vous avez vu Blue Velvet? Même chose, mais en vrai. On y retrouvait une belle brochette de gens tous plus étranges les uns et les autres. Des vieux qui sirotaient leur bière dans le coin, des instables à la limite un peu psychopathes, des motards, des jeunes qui n’avaient vraiment pas l’âge d’y être (moi entre autre du haut de mes 15 ans). Cet endroit sentait la bière et la pisse. On y mangeait des œufs dans le vinaigre et de la langue de porc dans la saumure. Que voulez-vous c’est aussi ça vivre dans un trou perdu d'Amérique du nord. J’y ai passé mon enfance à rêver de partir dès que possible, vers Montréal, New York, Paris… n’importe où sauf dans ce trou. À cette époque qui semble plus lointaine que réelle, on s’y rendait en motoneige et on revenait à la maison par les bois, un peu ébouriffé et surtout pas de casque.

Il y avait dans ce bar un rituel assez particulier. Les gars ajoutaient du sel dans leur bière. Beaucoup de sel. C’était infect, mais ça allait avec le reste et en jeune ado, je pensais que c’était la façon de boire de la bière. Alors quelle surprise lorsqu’Émile Lord-Ayotte dans mon cours d’emballage cette année a voulu travaillé sur ce rituel pour le moins anachronique. Ça donne des bouteilles de bière dont l’étiquette s’allonge en une pochette de sel servant à saler à souhait ce «divin élixir». Le design est bien fait et le service à l’utilisateur y est parfaitement bien intégré.
Long time ago, on the road 222 to St-Denis de Brompton, in an old barn, there was a weird pub/bar/dansing place. You could find all sorts of people more strange as each other. Some old people who were sipping their beer in the corner, unstable violent dudes, psychopaths, bikers, and also young people: to young to be there (myself among others with my 15 years of age). This place smelled a mixture of beer and piss. People ate eggs in vinegar and pork tongue in brine. That is how you live in a rat hole. I spent my teenage there, hoping to leave as soon as possible, to Montreal, New York, Paris ... anywhere except this isolated location. At that time, that seems more distant than real, we would get there by snowmobile and came back home through the woods, a little ruffled and of course without helmet. In that pub, there was a rather peculiar ritual. The guys added salt to their beer. Lots of salt. That was disgusting, but the young teenager I was thought at that time this was the right way to drink beer. 

So what a surprise when Émile Lord-Ayotte in my packaging class this year wanted to work on this awkward ritual. What a souvenir! The result is beer bottles whose labels extends into a salt pouch to freely salt the "divine elixir". The design is well done and the service to the user is perfectly well integrated.

lundi 22 juin 2015

Wishbone | Guillaume Vaillancourt

Nous travaillions sur le rituel en emballage à la session dernière. Wishbone est une emballage de bonbon en deux portions inégales. Inspiré du rituel de l’os de la ceinture scapulaire du poulet qu’on brise en faisant un vœux. La personne chanceuse est celle qui conserve le plus gros morceau. Dans cet emballage, on tire sur le contenu sans savoir quelle partie contient le plus de bonbons. Jour de chance ou de poisse, c’est selon.
Last semester, we were working on rituals and packaging design. Wishbone is a candy wrapper designed in two unequal portions. Inspired by the ritual of the chicken chest bone that we break for a wish. The lucky person is the one that retains the biggest piece. In this package, the participants pull the content without knowing which part contains 33% more candies. Lucky day or bad luck, depending.